Société

La société québécoise se caractérise par sa nature conviviale. Cordialité, simplicité et ouverture d’esprit marquent les rapports sociaux, que ce soit dans la rue, au travail ou au comptoir d’une banque par exemple.

Les Québécois attachent beaucoup d’importance au maintien d’un climat qui favorise :

  • la liberté d’expression
  • l’égalité des droits
  • le respect des différences.

Les valeurs communes et les lois de la société québécoise font consensus et assurent à chaque personne le droit de choisir librement son style de vie, ses valeurs, ses opinions et sa religion.

Démocratie, droits et responsabilités

Le Québec est une société démocratique. Son système politique repose sur :

  • la liberté
  • l’égalité
  • la participation des citoyens à des associations et à des partis politiques.

Les citoyens, de naissance ou naturalisés, élisent leurs représentants à tous les paliers de gouvernement au cours d’élections.

L’État est laïque. L’indépendance des pouvoirs politiques et religieux est une valeur fondamentale de la société québécoise.

La Charte des droits et libertés de la personne du Québec énonce les valeurs fondamentales de la société québécoise.

  • Elle définit le droit à l’égalité.
  • Elle interdit la discrimination sous toutes ses formes.
  • Elle précise les droits politiques, judiciaires, économiques et sociaux dont jouissent les citoyens.

L’Assemblée nationale du Québec a adopté une déclaration sur les relations interethniques et interraciales. Celle-ci condamne le racisme. Elle engage le gouvernement du Québec à favoriser la pleine participation de toute personne au progrès économique, social et culturel du Québec, indépendamment de sa couleur, de sa religion et de son origine ethnique ou nationale.

Au Québec, la vie démocratique invite à la pleine contribution et à la pleine participation des immigrants et de leurs descendants à la vie nationale.

 

Caractéristiques de la population et démographie

  • Le Québec compte 7 546 130 habitants. Sa taille est comparable aux pays d’Europe du Nord. (Données 2006)
  • La répartition selon le sexe se présente ainsi : 3 687 695 hommes et 3 858 435 femmes. (Données 2006)
  • L’espérance de vie à la naissance est de 78,0 ans pour les hommes et 83,0 ans pour les femmes. (Données 2004-2006)
  • L’indice synthétique de fécondité est de 1,62 enfant par femme. (Données 2006)
  • Entre 2001 et 2005, la croissance démographique du Québec reposait davantage sur les surplus migratoires, alors qu’en 2006, c’est l’accroissement naturel qui a été le principal facteur de croissance. Population et croissance démographique

Source : Statistique Canada, Recensement 2006.

Indicateur du développement humain

Cet indicateur se rapporte à trois aspects mesurables du développement humain :

  • une vie longue et une bonne santé
  • une alphabétisation et une scolarisation minimales
  • un niveau de vie décent.

Le Canada se classe au quatrième rang des pays industrialisés en ce qui concerne le développement humain. Indice du développement humain

Le Québec est une société moderne riche de sa diversité. Elle allie le développement économique à l’américaine et l’influence des cultures européennes.

Droits et responsabilités des personnes

Les Québécois, natifs ou immigrés, ont des droits et des responsabilités. Tous ont le droit de choisir librement leur style de vie, leurs valeurs, leurs opinions et leur religion. Tous ont la responsabilité de respecter toutes les lois, même si celles-ci s’avèrent incompatibles avec leur religion ou leurs valeurs personnelles. Par exemple :

  • L’homme et la femme jouissent des mêmes droits et ont les mêmes responsabilités aux yeux de la loi, tant dans les affaires publiques que dans la vie privée;
  • Les personnes homosexuelles jouissent des mêmes droits et ont les mêmes responsabilités que tous les autres citoyens du Québec.

Ces valeurs fondamentales se reflètent dans les institutions québécoises.

Trois types de conjugalité

Mariage et divorce

  • Le mariage peut unir non seulement un homme et une femme mais deux personnes de même sexe.
  • La polygamie et la polyandrie sont toutefois illégales.
  • Les femmes qui se marient conservent leur nom de jeune fille.
  • Seul le divorce civil, pratiqué en vertu des lois canadiennes, a une valeur légale.
  • La répudiation d’un conjoint par l’autre est sans effet juridique.
  • En cas de divorce, les biens du couple sont partagés également entre les conjoints.

Union civile
Deux personnes peuvent aussi s’unir civilement. L’union civile a été conçue au Québec pour le bénéfice des couples, formés de personnes de sexes différents ou de même sexe, qui souhaitent s’engager publiquement à faire vie commune et à respecter les droits et les obligations qui s’y rattachent. Il s’agit d’un type de conjugalité qui équivaut au mariage.

Union de fait
Dans la société québécoise, il est très courant que deux personnes choisissent de faire vie commune sans se marier ou s’unir civilement. Ce mode de vie à deux est connu sous le nom d’union de fait.

Protection des enfants

La loi oblige les parents ou les tuteurs à accorder aux enfants la sécurité et l’attention nécessaires à leur épanouissement. L’usage de la violence à l’endroit d’un enfant, d’un conjoint ou de toute autre personne est interdit, ce qui rend l’excision des filles illégale.

Accès à l’information

Au Québec, il existe une Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. Elle donne accès aux documents dont dispose l’État et protège les renseignements personnels des citoyens, que ce soit dans le domaine fiscal, médical, scolaire ou autre.

Systèmes politique et judiciaire

Le Québec est une société basée sur la primauté du droit. Toutes les personnes sont égales en valeur et en dignité et ont droit à une égale protection de la loi. Elles doivent aussi respecter toutes les lois quelles que soient leurs convictions.

Organisation démocratique du Québec

La structure du système politique au Québec comprend trois ordres :

À ces trois ordres de gouvernement, s’ajoute une administration scolaire élective. Les commissions scolaires sont administrées par des commissaires élus. Elles prélèvent des taxes scolaires et établissent les politiques de gestion des écoles en conformité avec les directives émanant du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Administration de la justice

Le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoir législatif et exécutif. Il y a partage des compétences entre le gouvernement fédéral et les provinces canadiennes responsables de l’administration de la justice.

Le système judiciaire québécois comprend deux paliers : les tribunaux de première instance et le tribunal d’appel. Ils sont chargés d’appliquer :

  • le Code civil québécois, issu du Code Napoléon
  • le Code pénal canadien, d’inspiration britannique.

Code civil du Québec

Le Québec est la seule province canadienne dotée d’un Code civil dont les origines remontent au droit français. Il a fait l’objet d’une révision en profondeur en vigueur depuis le 1er janvier 1994. C’est donc par le Code civil du Québec que sont régis les personnes, les rapports entre les personnes ainsi que les biens.

Diversité ethnoculturelle

Le Québec est une société pluraliste. La majorité d’origine française cohabite avec :

  • une minorité d’origine britannique
  • des nations amérindiennes
  • des gens de diverses origines et cultures venus d’ailleurs.

Le Québec accueille chaque année plus de 45 000 immigrants qui proviennent d’une centaine de pays et qui participent activement à son développement économique, social et culturel.

L’apport de l’immigration

Le gouvernement du Québec souhaite que l’immigration participe aux efforts des Québécois en vue de relever quelques-uns des défis qu’ils se sont fixés, notamment :

  • le redressement démographique
  • la prospérité économique
  • la pérennité du fait français
  • l’ouverture sur le monde.

Le Québec accueille les immigrants avec leur savoir-faire, leurs compétences, leur langue, leur culture et leur religion. Le gouvernement du Québec reconnaît leur apport comme un enrichissement. Il encourage l’échange entre les cultures et le rapprochement entre les collectivités.

L’intégration des immigrants

Pour participer pleinement à la société québécoise, l’immigrant aura à s’adapter à son nouveau milieu de vie. Il doit être prêt à découvrir et à respecter les valeurs fondamentales de la société d’accueil.

Au Québec, des organismes des communautés culturelles ont été mis sur pied afin :

  • de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants
  • de favoriser la participation de tous à la vie publique
  • d’accroître le sentiment d’appartenance à la société québécoise.

Des centaines d’organismes œuvrent dans les secteurs d’activité suivants : les affaires, le développement social et communautaire, les relations internationales, la culture et les loisirs, les médias, la recherche scientifique, les relations interculturelles et la religion.

Langue française

La société québécoise est régie par la Charte de la langue française qui fait du français la langue officielle du Québec.

C’est la langue qu’on utilise le plus souvent dans la vie publique – au travail, dans les communications, le commerce et les affaires.Principales langues maternelles au Québec

Le Québec tient à préserver et à promouvoir sa langue officielle. Le français est non seulement un instrument de communication essentiel, mais aussi un symbole commun d’appartenance à la société québécoise.

Les gouvernements successifs ont légiféré pour préciser l’utilisation du français dans différents domaines de la vie publique afin :

  • d’affirmer l’identité francophone du Québec
  • de protéger les droits linguistiques
  • de promouvoir l’épanouissement de la langue française
  • de garantir à la minorité anglophone l’usage de sa langue et de ses institutions.

L’intégration en français

L’immigrant qui ne connaît pas la langue française doit faire des efforts pour en faire l’apprentissage afin de s’intégrer dans son nouveau milieu de vie. Pour l’aider en ce sens, le gouvernement du Québec offre des cours de français et facilite l’apprentissage de la langue depuis l’étranger. Il a aussi instauré des cours de français en ligne.

Au Québec, l’éducation se donne principalement en français. Les enfants des immigrants doivent normalement fréquenter l’école francophone. L’enseignement en anglais est aussi disponible à certaines conditions, de même que l’enseignement dans des établissements privés. La connaissance de l’anglais et d’autres langues est cependant un atout dans plusieurs secteurs d’emploi.

Survol historique

Colonisation française

Au début du XVIe siècle, les Français entreprennent la colonisation du Québec. Ils s’installent sur les berges du fleuve Saint-Laurent. Grâce aux Filles du Roy – de jeunes Françaises, pour la plupart orphelines et qui ont quitté leur mère patrie pour participer à la colonisation – la population du Québec s’accroît.

Les Français, qui croient conquérir un territoire inoccupé, font vite face à des nations autochtones déjà établies depuis des milliers d’années. Très tôt, des relations s’établissent entre eux.

Aujourd’hui, le Québec compte 56 communautés autochtones, soit 81 864 Autochtones, dont 71 840 Amérindiens et 10 024 Inuits. Les dix nations amérindiennes et la nation inuite représentent environ 1 % de la population du Québec.

En 1985, le gouvernement du Québec a été le premier gouvernement du Canada à reconnaître les nations autochtones.

Vagues migratoires

Dès le XIXsiècle, le Québec connaît plusieurs vagues migratoires, principalement d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande. Les loyalistes, colons américains fidèles à l’Angleterre, figurent parmi les premiers immigrants; ils ont quitté les treize colonies de l’Atlantique avant l’indépendance américaine.

Au tournant du XXsiècle, les immigrants proviennent essentiellement d’Europe. Le recensement de 1911 dénombre, outre les Irlandais, environ 8 000 personnes originaires d’Allemagne.

Les années 1920 voient aussi arriver des personnes originaires de pays de l’Europe de l’Est.

En 1931, la communauté juive compte déjà 60 000 membres au Québec, alors que l’on dénombre près de 25 000 personnes d’origine italienne, 10 000 personnes d’origine portugaise ainsi que 1 000 personnes d’origine allemande.

La Seconde Guerre mondiale engendre un nouveau mouvement migratoire vers l’Amérique. Le portrait démographique du Québec change.

Diversification de l’immigration

Depuis 1970, l’immigration au Québec s’est grandement diversifiée. Elle est présentement constituée de plus d’une centaine de communautés culturelles. Le contact avec ces nouveaux citoyens a insufflé un nouveau dynamisme à la société québécoise. Ils lui ont apporté une richesse culturelle, sociale, économique, scientifique et technologique.

D’importantes concentrations de citoyens d’autres origines sont présentes à Montréal et, dans une moindre mesure, dans les régions de la Capitale-Nationale (ville de Québec), de l’Outaouais (Gatineau) et de l’Estrie (Sherbrooke).

Diversité religieuse

Le peuple québécois est issu en majorité de colons français et irlandais catholiques ainsi que de colons britanniques protestants. Depuis les années 1960 cependant, l’arrivée au Québec d’une immigration diversifiée a passablement modifié le paysage religieux traditionnel du Québec.

  • Le catholicisme occupe toujours une place prépondérante au Québec.
  • Le nombre de personnes appartenant à des religions non chrétiennes est en croissance.
  • Fait notable, le deuxième groupe le plus important est celui d’aucune appartenance religieuse.
  • La diversité ethnoculturelle et religieuse fait aujourd’hui partie du quotidien.

Population selon les confessions religieuses au Québec

La religion ayant été une valeur proéminente au moment de la colonisation, l’architecture du Québec est à son image. On dit, par exemple, qu’au Québec, chaque village a son église.

Montréal, la métropole que l’on surnomme « la ville aux cent clochers », est réputée pour ses quelque cinq cents églises, synagogues, temples et mosquées. Elle représente un véritable patrimoine architectural religieux.